N’est-il pas agréable de se sentir un peu maître du monde ? Même lorsque c’est un petit monde, tout en formes cubiques et en pixels…

Citalis, développé par Matt Hooper et arrivé sur Steam le 3 Novembre 2016, vous propose en tout cas de gérer votre cité.

Le mode de jeu que l’on vous propose au début, classique, vous fixe cet objectif : rembourser un prêt de 10 millions de dollars, avec des paiements journaliers de plus en plus importants. Tout en rendant la ville florissante, bien entendu…

Ce qui ne devrait pas forcément représenter un énorme challenge, car avec un mini-prix de 2€ et une approche « casual » affichée, Citalis n’offre pas une grande complexité.

Vous n’avez en fait que trois éléments (et autant de types de districts différents) à gérer : le Commerce, le Résidentiel et la Beauté.

Le Commerce est évidemment le quartier le plus important. Vous y construisez des entreprises qui génèrent de l’argent, et vous utilisez votre argent pour qu’elles produisent plus d’argent : carte de crédit pour éviter de cliquer vous-même pour récolter les bénéfices, cloud pour augmenter les profits, cartes d’identité pour limiter les crimes, plusieurs augmentations de taille afin d’avoir plus de travailleurs et donc plus d’argent (vive le capitalisme).

On dirait presque que ce n’est qu’une affaire de patience, n’est-ce pas ?

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Et ce n’est pas loin d’être en effet cela, ami Lecteur. Le crime sera votre principal ennemi, vous obligeant à payer les autorités pour rendre un commerce à nouveau productif si la jauge de crime s’est remplie entièrement- mais vous pouvez cliquer sur ladite jauge, pour exercer votre pouvoir divin anticriminels !

Autrement, la solution sera de construire parc sur parc remplis d’éléments augmentant la beauté, ce qui dans le petit monde de Citalis suffit à apporter du bonheur à vos citoyens, ce qui à son tour fait baisser la propagation du crime.

Quant au reste, il suffit d’avoir suffisamment d’habitants pour produire toujours plus de billets verts, et veiller dans les districts Résidentiels comme Commerciaux à ce que le niveau d’eau soit suffisant pour éviter des sécheresses.

Oui, cela peut paraître un brin étrange comme danger à gérer, mais il fallait bien quelque chose à vérifier pour apporter du contenu !

Vous pouvez construire d’autres districts, mais un seul commercial et un seul résidentiel, avec une demi-huitaine de parcs, suffisent pour atteindre l’objectif. A moins d’aller trop vite au début, les paiements journaliers ne mettent pas réellement de pression !

Votre ville monte également en niveau, ce qui ne correspond rapidement plus à rien car les éléments débloqués (purement cosmétiques, sauf pour les éléments des parcs) sont plutôt limités.

citalis-commercial

Trois autres modes de jeu sont présents : un où il faut maintenir le bonheur de la population au-dessus de 80% pendant au moins 50 jours, un où il faut obtenir 1000000 de dollars aussi vite que possible, et un dernier, « hardcore », où il faut survivre 100 jours sans entrer en faillite.

Hélas, si vous avez un tant soit peu l’expérience des simulations de ville/civilisation (Sim City, Pharaon….) le mode classique, bouclé en moins de deux heures, vous aura déjà fait le tour du propriétaire du soft.

Dans le cas contraire, Citalis devient tout de même rapidement répétitif et offre peu de perspectives, à part vouloir battre ses propres records. Une fois pigé le principe, on ne clique que de temps à autre en attendant la victoire !

Maintenant, pour le prix demandé, l’expérience de jeu est à la hauteur. Mais n’est-il pas un peu triste de vouloir toujours appliquer une logique de « tant d’euros de l’heure » pour un jeu vidéo ?

Un contenu plus étoffé avec un prix un peu plus élevé rendrait probablement Citalis plus attractif : en l’état, des jeux gratuits sont susceptibles de vous apporter autant de divertissement en la matière.

Citalis est développé par Matt Hooper, publié par Sometimes You et est disponible sur Steam (Microsoft Windows et Mac) depuis début novembre 2016.

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