Dans la même veine que Out There, le studio Daedalic West à sorti récemment son rogue-like de l’espace, The Long Journey Home, un titre intéressant de par son inspiration et son gameplay approfondi. Ayant la volonté de sortir un jeu fini et de corriger certaines choses dans le jeu, le studio avait choisi de retarder de 6 mois la sortie du jeu afin que les joueurs soient satisfaits de la version finale. Le jeu tient-il ses promesses de mécaniques novatrices et de challenge à relever ? La réponse dans ce test.

INTRODUCTION AU JEU

Dans The Long Journey Home, vous incarnez une équipe de quatre astronautes perdus loin dans l’espace qui ont l’espoir de rentrer sur Terre. Pour se faire vous commencez par constituer votre équipe parmi dix personnages jouables, médecin, ingénieur, archéologue, il y’en a pour tous les goûts et ça sera à vous de choisir quel est le meilleur compromis et quels personnages ou combinaison de ceux-ci vous permettront d’atteindre votre objectif. D’autre part vous avez également le choix du vaisseau, selon des statistiques, résistance, consommation, combat, chargement… Vous pourrez privilégier la possibilité de chargement au détriment de la vitesse ou de la maniabilité mais encore avoir un vaisseau très maniable mais pouvant soutenir de faibles charges, ce qui vous le verrez aura son importance. Enfin vous aurez à charge de choisir le module, c’est-à-dire la bonne pomme de vaisseau qui se détachera de votre vaisseau et descendra sur les différentes planètes pour récolter carburant, minerai, métal et autres ressources vitales pour votre périple.

QUELQUES POINTS AUTOUR DU JEU

Ceux qui ont joué à Out There ne seront pas dépaysé par certains côtés du jeu, en effet les deux principales jauges que l’on va regarder dans le vaisseau sont le carburant et la résistance de la coque. Il faut savoir que chaque atterrissage sur une planète vous abimera votre coque car il est quasiment impossible de faire un atterrissage parfait avec le module et d’autre part forer du métal ou glaner du gaz vous consommera une quantité astronomique de carburant pour un résultat pas toujours efficient. Lorsque vous regagnez votre vaisseau, vous vous retrouvez confronté à une double difficulté, réparer et alimenter votre module afin qu’il puisse continuer ses expéditions mais également alimenter et réparer votre vaisseau. Il faudra donc être un bon gestionnaire afin de gérer vos ressources au mieux entre ces deux items.

De plus votre vaisseau a besoin de matière exotique pour faire des sauts inter-galaxies, vous disposez de trois sauts au départ, sachant qu’il est nécessaire pour vous de voyager régulièrement afin de trouver des ressources et d’explorer de nouvelles planètes, il faut donc faire très attention à cette jauge. Le seul moyen d’en récupérer est de se mettre en orbite autour d’étoiles similaires au soleil ou d’autres moins risquées pour autant qu’on les trouve, ceci ne sera pas évidemment sans conséquences, vous risquez de faire exploser votre vaisseau car la coque de celui-ci ne résistera pas longtemps à un tel degré de chaleur.

La difficulté de chaque run ne se situera pas seulement dans la gestion de vos ressources mais également dans le pilotage, contrairement à Out There ou celui-ci se faisait en automatique, vous aurez la dure besogne de piloter votre vaisseau pour le mettre en orbite des planètes. La maniabilité de celui-ci est loin d’être facile à expliquer mais pour le schématiser, vous devez faire en sorte que votre vaisseau rentre dans l’atmosphère de la planète à vitesse raisonnable. Pour cela vous avez le boost qui vous permet de réguler vos trajectoires représentées par un trait qui se courbe et le turbo qui permet d’accélérer mais surtout de décélérer quand vous arrivez en orbite, ce qui est obligatoire afin de stabiliser le vaisseau en orbite de sa planète.

Après quelques coups d’essai vous arriverez relativement facilement à le faire avec un pad (le jeu au clavier et à la souris est vivement décommandé), la difficulté viendra surtout de la maniabilité du module, celui-ci étant lâché sur la planète c’est à vous d’anticiper votre turbo afin de réussir le meilleur atterrissage possible afin d’éviter un crash qui abimerai la coque et endommagerai la santé de votre équipage. De plus pour glaner du gaz vous devrez garder le module en suspension au-dessus de la source pendant que vous récupérez le carburant, ce qui devient vite une pénibilité du fait de la difficulté à garder le module stable.

A l’instar des jeux du même acabit, vous devrez également faire attention à votre équipement, en effet des pannes intempestives viendront s’ajouter aux nombreux obstacles que vous rencontrez dans votre aventure. Vous devrez donc le réparer, ce qui coûte naturellement des ressources, si vous perdez le module en lui-même c’est purement et simplement Game Over. La gestion de l’équipage devient également une priorité, les nombreux voyages, atterrissages, collisions que vous subissez ne seront pas sans conséquence sur vos astronautes, ceux-ci tomberont malade ou pourront avoir des fractures, vous devrez donc les soigner au fur et à mesure afin de maximiser vos chances d’aller au bout de votre périple.

Enfin comme tout bon rogue-like de l’espace vous aurez des interactions avec les aliens, tantôt pacifiques, tantôt belliqueuses, les alliances ou l’amitié que vous liez avec certains feront que d’autres voudront votre peau. Il y a également la possibilité de combat entre vaisseaux, ceux-ci étant encore une fois corsés du fait de la maniabilité peu intuitive du vaisseau, il faut faire en sorte que celui-ci soit parallèle au vaisseau ennemi pour le canarder tel un bateau pirate avec ses canons, la rotation particulièrement lente du vaisseau ne vous facilitera pas la tâche. Ceci étant dit, les alliances pourront vous être bénéfiques, certains aliens vous feront des cadeaux ou vous faciliteront certaines transactions marchandes.

CONCLUSION

The Long Journey Home propose un challenge particulièrement corsé, la gestion de l’équipage, du vaisseau, la prise en main du vaisseau et les nombreux aléas que vous allez rencontrer au fil de vos runs vous feront recommencer beaucoup de fois. Ce jeu est clairement destiné aux amateurs de rogue-like de l’espace type Out There ou FTL, si la gestion du vaisseau est plutôt bien faite en s’inspirant des classiques du genre, la maniabilité du vaisseau reste difficile à appréhender et peut parfois être source de frustration et de sentiment d’injustice. Si vous êtes patient et un amateur des jeux « hardcore » de gestion dans l’espace, ce jeu est un bon compromis au prix un poil élevé de 39.99€.

The Long Journey Home est développé par le studio allemand Daedalic Studio West et publié par Daedalic Entertainment et est disponible sur Steam (Microsoft Windows) depuis le 30 mai 2017.

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