DeadBeat Heroes est un jeu édité par SquareEnix et développé par DeadBeat productions. Ce jeu d’action est, pour ceux qui ont connu l’époque de la GameCube, inspiré de la philosophie de Viewtiful Joe, un jeu qui a marqué les esprits par sa brillance à l’époque.

L’idée est de savoir si ils ont réussi à réitérer l’exploit qu’a fait Viewtiful Joe à l’époque, en somme sortir un jeu quasiment parfait autant par les mécaniques, que son level-design ou encore de par son style graphique en cel-sheding qui a donné tout son charme à plusieurs adaptations de DBZ en jeu vidéo.

Super Heroes

Dans ce jeu vous incarnez un personnage lambda qui fera office de « super héros », il n’a comme seul pouvoir de pouvoir « slider » sur les murs, faire des glissades au sol et mettre des grosses patates façon comics aux ennemis. Vous pouvez également faire une super attaque en récupérant des « globes » que drop les ennemis pour charger un super coup de poing. Rassurez-vous il ne sera pas tout seul et il va bien sur débloquer des pouvoirs par la suite. Le scénario consistant à « tuer les méchants gangsters » d’une organisation de méchants super héros, autant vous dire que vous êtes très vite au cœur de l’action et que les dialogues se résument à : « Va tuer ce Boss et fais vite car c’est la merde ». On ne leur en veut pas, c’est clairement pas le but du jeu mais pour certains c’est une chose qui compte.

Le héros aura systématiquement 3 niveaux à faire avant de tuer le boss et fun fact, vous devez obtenir une note de réussite minimale pour chaque niveau allant de A (la meilleure) à B (médiocre) etc. La note B est le minimum requis pour accéder au boss, vos points de vie restants à la fin de niveau, vos combos d’attaque ainsi que le timing avec lequel vous l’avez fini seront les items qui décideront de la note en question qui sera votre carte d’entrée pour la salle du boss. Si vous n’avez pas le minimum requis, vous devez recommencer le niveau, petite précision, si votre personnage meurt vous recommencez tous les niveaux pour le boss, mécanique fastidieuse et pas vraiment justifiée.

Pour rendre à César ce qui appartient à César, je dois préciser que nous débloquons d’autres héros au fur et à mesure et que ces héros (qui ont les mêmes pouvoirs) constitueront votre équipe pour finir les niveaux. Si l’un meurt, l’autre prend le relais, en d’autres termes vous avez plus de chances de finir les niveaux et le boss. Ceci étant dit la difficulté augmente au fur et à mesure donc cela équilibre le ratio entre vos chances de gagner et la difficulté croissante, une mécanique plutôt bien pensée.

De plus chaque boss que vous tuez a un pouvoir spécifique, invisibilité, bombe, tir gelé etc. Vous récupérez ces fameux pouvoirs après l’avoir tué et vous pouvez les utiliser à votre guise en remplissant votre jauge de pouvoir spécial (vous ne pouvez activer qu’un seul pouvoir à la fois que vous choisissez avant de partir en mission en rentrant au QG). Cette jauge se remplit en tuant des ennemis et en faisant le maximum de combos possibles. Vous débloquez également de l’argent en sauvant des otages détenus dans chaque pièce des niveaux, argent que vous pouvez dépenser pour acheter de nouveaux coups ou mécaniques de saut, glisse etc. Le but étant plus de varier le style de combat que de devenir plus puissant mais aussi de s’adapter en fonction des patterns de l’IA qui évoluent (relativement).

Dumb but umpteen ennemies

L’IA du jeu est très basique, vous avez des gangsters avec des battes, d’autres avec des mitraillettes et d’autres avec des bazookas etc. La différence se fera principalement au niveau de la défense, en plus de devoir esquiver les balles en faisant du slide sur les murs, vous devrez attaquer les ennemis sans qu’ils vous voient, sinon votre attaque est automatiquement parée. Un point d’interrogation au-dessus de la tête des ennemis vous montre si vous êtes dans leur champ de vision ou pas (#Metal Gear solid).

Tous les ennemis disposent de 3 PV (Boss y compris) et chaque salle envoie des vagues de 4 ou 5 ennemis et environ 3 ou 4 vagues d’ennemis par salle. Comptez 3 ou 4 salles par niveau, soit environ 5 min pour finir un niveau (plus quand la difficulté augmente). Puis vient le boss, en général très facile, un pattern de son super pouvoir et sinon des attaques classiques, vous pouvez très facilement le battre du premier coup si vous êtes un minimum observateur et réactif. Le boss est en général accompagné de deux ou trois sbires mais toujours aussi ramollis de la cerise, ils sont très faciles à gérer.

A chaque fin de mission, vous rentrez au QG parler à votre mentor qui vous en donne une nouvelle mission qui se résume à tuer le prochain Boss. Après chaque fin de boss on a une petite séquence cinématique en cel-sheding qui montre les ombres des Boss qui parlent entre eux pour savoir comment vous tuer, on voit néanmoins le prochain boss que l’on va affronter, sympa mais du spoil inutile.

Graphiquement, le jeu n’a rien d’exceptionnel, c’est du cel-sheding de très moyenne qualité, des décors répétitifs et pour la plupart insipides, juste une ou deux voitures par ci par là et des murs ou des colonnes, le tout dans des couleurs aux tons relativement ternes. Le QG est animé par des objets loufoques et sympathiques comme des vieux téléphones rouges qui sonnent quand on a une mission ou une Cadillac qui fait purement office de figuration.

Conclusion

DeadBeat Heroes est à des années lumières du panache, du génie et de la brillance d’un jeu comme Viewtiful Joe pourtant sorti en 2003 sur la console cubique de Nintendo. C’est un jeu moyen avec une trame scénaristique inexistante et des graphismes au rabais. Néanmoins on pourra ressentir du fun pendant les 5 premières heures de jeu, après le fun s’érode pour la lassitude de non renouvellement de mécaniques ou de level-design.

Si vous avez une GC, prenez Viewtiful Joe, si vous ne l’avez pas vous pouvez acheter DeadBeat Heroes pour avoir une vague idée de ce que peut donner un jeu d’action type comics mais manquant cruellement de diversité dans son Gameplay et de travail dans sa direction artistique. Pour 14.99€ ça peut faire cher les quelques heures de plaisir mais à vous de voir, certains pourront passer outre ses défauts pour se focus sur le fun et les (très rares) dialogues qui nous arrachent un sourire par leur humour.

DeadBeat Heroes est développé par le studio anglais Deadbeat Productions, publié par Square Enix et est disponible sur Steam (Microsoft Windows) depuis le 10 octobre 2017.

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