Passpartout: The Starving Artist est un jeu expérimental développé et publié par le studio suédois Flamebait Games.

Certains joueurs considèrent que c’est plutôt un jeu de simulation de vie de peintre, mais je ne suis pas d’accord, le jeu est beaucoup trop simpliste pour être considéré comme une simulation.

L’objectif ici est simple, il s’agit de dessiner et de vendre vos tableaux de plus en plus chers pour couvrir vos charges (location de votre atelier, baguettes et vins) jusqu’au chef d’oeuvre qui vous ferra passer à l’étape suivante de votre vie d’artiste.

Introduction à Passpartout: The Starving Artist

L’histoire commence à Paris et se déroule à notre époque. Vous êtes un petit gratte-papier travaillant dans l’administration de l’Espagnole… un parmi des centaines d’autres. Bien sûr, vous n’êtes pas heureux, vous êtes un artiste dans l’âme et pas un fonctionnaire.

Vous décidez d’envoyer chier votre travail, vos avantages, votre anonymat et vous louez un petit garage avec vue sur la Tour Eiffel pour en faire votre atelier de peintre.

L’aventure commence.

Le principe est simple, il faut faire des toiles et les vendre.

Si vous ne vendez pas ou à un prix au ras du plancher, vos dépenses vont dépasser vos rentrées et vous allez finir à la rue utilisant vos dernières peintures pour vous réchauffer en hiver.

Si au contraire, vous (le joueur) avez une âme d’artiste et que vous savez produire des « oeuvres » rapidement et à la chaine, vous allez générer des revenus de plus en plus conséquents jusqu’un critique vous repère et rédige un article sur vous dans un grand quotidien national. A ce moment là, du garage, vous passez dans un atelier.

Quelques points autour du jeu

Il y a trois étapes dans Passpartout: The Starving Artist. Lorsque vous passez à une nouvelle étape, vous débloquez un outil supplémentaire pour dessiner. Vous commencez avec le pinceau, vous obtenez ensuite la bombe à peinture et enfin le couteau.

Comment le jeu note t-il vos créations et décide t-il de l’argent que vous allez recevoir ?

C’est une bonne question. Je suppose que les auteurs ont développé un algorithme qui tient compte des couleurs que vous utilisez, de la quantité et de la proximité avec d’autres couleurs. L’art moderne et minimaliste ne produit que des tableaux à moins de 50 euros alors que des tableaux travaillés peuvent atteindre une petite fortune (au niveau un, si vous faites du 300 euros, c’est excellent).

A partir du moment où vous avez un atelier, de nouveaux clients plus fortunés vont vous acheter vos tableaux. Vous avez la possibilité d’accepter la vente, de la refuser ou de négocier (la négociation est une surprise et peut être à votre avantage ou désavantage).

Ma conclusion

Passpartout: The Starving Artist est un excellent jeu indépendant et s’adresse, selon moi, plus particulièrement aux joueurs qui savent déjà dessiner un minimum.

Je ne connais rien en dessin, en choix des couleurs, perspectives, formes et compagnies et essayer de dessiner me gonfle un peu. J’avoue que faire des dessins à la chaine et voir que mes réalisations ne plaisent pas n’était pas très motivant… mais ça n’empêche que c’est tout de même un bon jeu avec de bonnes idées.

Allez sur Steam et achetez Passpartout: The Starving Artist, vous prendrez du plaisir à y jouer et en plus, il est à moins de 10 euros, ce qui n’est pas énormément cher pour un jeu qui met en avant votre fibre artistique.

Passpartout: The Starving Artist est disponible depuis le 6 juin 2017 sur Steam (Microsoft Windows, Mac et Linux) et depuis le 16 décembre 2017 sur les plateformes mobiles (Android et iOS).

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