J’avais déjà testé XCOM 2 il y a un moment. Mais devant la difficulté du titre, j’avais lâché l’affaire. Puis, je le retrouve dans un pack Humble Bundle. Et je me suis dit que j’allais lui laisser une seconde chance. Et, finalement, après de nombreuses heures d’extermination d’aliens, j’en ai vu la fin.

Le moment est donc venu de passer au test.

XCOM 2 : de la tactique pour masochistes

Je préfère le dire avant de continuer : je n’ai pas joué au premier XCOM. Voilà, comme ça, vous savez que je ne comparerai pas les deux jeux.

Dans tous les cas, vu que le second opus est sorti en 2016, j’imagine que s’il vous intéresse, vous savez déjà que c’est un jeu tactique au tour par tour hyper difficile. C’est un fait : préparez-vous à souffrir tout au long de la campagne du jeu.

Après une mission d’introduction qui vous apprend les bases du gameplay et le contexte, vous voici à la tête d’une armée de résistants n’ayant qu’un seul objectif en tête : bouter les aliens hors de la Terre. Et, croyez-moi, la tâche sera ardue…

Principe et gameplay

Tout au long de la campagne, XCOM 2 alterne entre une phase tactique et une phase de gestion de base.

Commençons par la phase tactique qui est la principale. Vous contrôlez 4 soldats (l’escouade peut être augmentée jusqu’à 6 plus tard dans le jeu) ayant différentes classes : ranger, grenadier, tireur d’élite, agent psy, spécialiste et, enfin, SPARK. Au fil des combats, chaque personnage va évoluer du rang de seconde classe à celui de colonel. Par contre, il faut le savoir : dans XCOM 2, l’erreur ne pardonne pas. Et il n’est pas rare qu’un combat qui semblait bien parti se transforme en hécatombe de votre côté. C’est pour cela qu’il est important de bien se préparer avant le combat et, surtout, de jouer avec les couvertures.

À ce titre, il faut savoir que durant le tour, un soldat peut faire 2 actions (ou plus en fonction des compétences). Mais, dès qu’il tire, son tour prend fin. Au joueur donc d’optimiser les déplacements et les couvertures pour être sûr de mettre son soldat à l’abri avant le tour ennemi.

Entre deux combats, on revient à la base. Au sein de celle-ci, il est possible de soigner ses soldats et d’en recruter de nouveaux. Mais aussi de déblayer les débris dans le vaisseau pour construire de nouvelles salles. Parmi celles-ci, on trouve, entre autres, un laboratoire pour faire de nouvelles recherches, l’ingénierie pour fabriquer de nouveaux équipements ainsi que d’autres lieux importants à découvrir au fil de l’aventure.

Sans oublier le déplacement sur la carte. Car, en plus de choisir les lieux d’affrontement, on peut dénicher des ressources stratégiques ou aider les résistants sur l’ensemble de la planète.

Attention toutefois : on ne peut pas tout faire dans XCOM 2. Ainsi, on trouve une jauge en haut de l’écran qui correspond à l’avancée technologique des aliens. Si elle est remplie, l’écran de Game Over n’est pas loin. Il faudra donc attaquer différentes structures pour la faire diminuer. De plus, à certains moments, un vaisseau extraterrestre volera dans certaines régions du monde. S’il réussit à intercepter notre base volante, un combat s’enclenche. En cas de défaite, c’est aussi le Game Over.

En bref, vous avez compris que le temps joue contre nous. Je vous avais prévenu : ce jeu vous veut du mal.

Ce qui est bien et ce qui m’a énervé

La série XCOM est surtout réputée pour sa grande difficulté. Ainsi, si vous aimez les jeux tactiques exigeants, vous allez être servi. Surtout si vous jouez en difficulté supérieure ou en mode Iron Man (sauvegarde unique sans possibilité de recharger).

Personnellement, au début de partie, j’ai voulu la jouer réglo, mais, devant la difficulté, j’ai vite commencé à tricher en rechargeant ma sauvegarde chaque fois que les aliens étaient un peu trop chanceux.

Car il faut savoir que, dans XCOM 2, chaque action a une chance de réussir ou de rater. Et vous allez voir que même à 95% ou à bout portant, il peut arriver qu’un soldat rate une action décisive. Ce qui entraine un massacre de l’escouade. Et ça, c’est rageant. Surtout que de nombreuses missions sont chronométrées et doivent être réalisées en un nombre de tours spécifiques. Ce qui incite à faire des erreurs en avançant trop vite.

Si vous êtes du genre à détester le hasard, ne jouez pas à XCOM 2. C’est un conseil.

Dans tous les cas, j’ai apprécié ce mélange de stratégie et de gestion de base. Et l’histoire, sans révolutionner le genre, se suit bien. De plus, je trouve qu’il a relativement bien vieilli et que les graphismes ne font pas mal aux yeux.

En conclusion, si vous aimez les jeux tactiques, foncez. Mais attention : XCOM 2 est un jeu difficile qui semble prendre un malin plaisir à avantager les aliens (en tout cas, c’est l’impression que j’en ai eue).

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